
Je retrouve ce matin dans mon ordinateur un commentaire envoyé par ROSE MARINE, que je publie : « J’ai été vraiment enthousiasmée par votre découverte : à savoir que les questions répétitives chez les patients atteints de maladie d’Alzheimer ont un sens. Dans une autre vie, j’ai été infirmière.
Et je me souviens de cette dame qui, lorsque je lui faisais sa toilette, me demandait cinq cents millions de fois si j’avais bien dormi… Je vous promets que je faisais la toilette au mieux, en douceur, respectueusement etc. Comme j’aurais été heureuse, et la patiente aussi; et son mari également…si j’avais su ce que vous nous apprenez.
Et je me souviens également de ce patient qui, du soir au lendemain matin ne se levait plus. Le généraliste disait que c’était la maladie d’Alzheimer. La spécialiste a diagnostiqué un kyste au genou qui, une fois opéré, a permis de restaurer la latitude d’autonomie dont ce monsieur disposait encore à l’époque.
Il a fallu aller chez le spécialiste de la maladie – donc la neurologue- pour diagnostiquer un kyste au genou. Le généraliste n’a même pas pris la peine d’examiner le patient, tant la maladie d’Alzheimer explique tous les symptômes.
C’est dire combien il me semble essentiel de soutenir la capacité à penser des aidants et celle des soignants. Et c’est ce que vous faîtes. Merci à vous de redonner espoir et courage. »
Oui, la questions répétitive a un sens. Toutes les réponses que l’ont peut apporter ne suppriment pas la question. Donc , ce n’est pas une question. C‘est un signal d’alarme! La personne ne peut pas exprimer son malaise autrement, elle ne peut pas le nommer. Elle ne pourra pas répondre à d’autres questions sur l’origine de ce malaise. Le rôle d’un aidant ou d’un soignant, qui veut aider le malade, est d’observer la situation à l’affut du moindre indice. En attendant de trouver la cause, répéter: « tout va bien » pour rassurer la personne par une présence bienveillante.