Dans la maladie d’Alzheimer tout est passage d’un état dans un autre, tout est passage avec des temps suspendus, des moments arrêtés, des dérapages plus ou moins contrôlés. Quand on a dépassé une difficulté, une fois sorti du goulot d’étranglement, on revient rarement au point de départ, la vie se réorganise différemment, dans un nouvel entre deux passages.
Nous sommes au pays des paradoxes, un état de lenteur structurelle peut se muer en un concentré d’impatience, une hésitation tout azimuts se changer en impulsion fulgurante, un discours incompréhensible avec des mots inventés en une phrase pointue et pleine de sens. Continue reading