Une approche prétendument humaniste.
Jean Maisondieu occupe une place non négligeable dans l’univers médical Alzheimer, il dit asseoir ses démonstrations, que lui-même juge assez révolutionnaires, sur des observations purement cliniques: « Partons du principe qu’il n’y a pas de déments qu’il n’y a que des souffrants» . Ensuite, seul le mot dément apparaît dans l’ouvrage. L’effet de ses démonstrations n’en est que plus pervers. Il conclue que les déments sont radicalement fous, « fous de peur », et qu’il n’y a rien à en tirer : ils ont choisi de tout oublier!
Comme s’il partait de sa conclusion pour dérouler ses raisonnements, les cas cliniques sont interprétés au travers des préjugés de l’auteur sur l’existence, énoncés de manière répétitive dans son ouvrage de plus de 350 pages (5eme Edition 3ème tirage en mai 2013). Cette belle théorie a donc 22 ans d’ancienneté et parait à beaucoup étayée scientifiquement. A quoi bon se tourmenter pour des gens qui ont choisi de vivre dans un état pathétique et d’empoisonner la vie de leur entourage ? C’est ainsi qu’arrive le message de Maisondieu aux oreilles de ceux qui sont confrontés à la maladie d’un de leur proche : « Je n’ai plus de relation avec ÇA, il a choisi sa maladie pour m’emmerder, il n’est plus rien pour moi.» Continue reading →