Ateliers théâtre BVAA pour Aidants et Soignants Alzheimer avec COLETTE ROUMANOFF

DATES MODIFIEES Dimanche 19 et 26 février 2023 Paris 17eme de 13h30 à 17h

Dans ces ateliers le maximum de participants est de 12 personnes. Inscription dès maintenant par mail: colette.roumanoff@gmail.com. Tarif 120€ les deux séances

atelier Paris octobre 2022

Ces ateliers créés et animés par Colette Roumanoff depuis 2010 ont pour objet d’apaiser le quotidien des personnes confrontées à la maladie d’Alzheimer. Par le jeu des improvisations, d’un travail sur la présence, la voix, la créativité et la bonne humeur, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour les participants. Voici une présentation du déroulé:

Premier atelier : Changer d’humeur, le langage non verbal, les associations de mots, Impro Parents-Enfants, Impro Malade-Visiteur.

Le stress empêche d’utiliser toutes les ressources dont nous disposons. Il faut commencer par se défaire de la peur de la maladie d’Alzheimer. Le sentiment d’impuissance, la contrariété et le découragement aggravent les difficultés des malades, des aidants et des soignants. Les exercices et les improvisations permettent de réaliser que nous avons le pouvoir d’influencer notre humeur, d’utiliser  toutes nos ressources et d’en découvrir de nouvelles.

  1. Le premier exercice consiste à essayer de passer de la contrariété à la bonne humeur au moyen d’une chaise « magique » sur laquelle on prend appui, en observant les liens qui existent entre ce qu’on se raconte et ce qu’on éprouve physiquement.
  2. Le deuxième exercice consiste à jouer une rencontre inattendue et sympathique en utilisant comme langage : « bla-bla-bla », ce qui met en valeur l’importance de la communication non verbale dans la vie de tous les jours.
  3. Le troisième exercice consiste à prendre au hasard des mots concrets, que chacun commente, en indiquant ce que ce mot lui évoque. On voit que le même mot a un sens positif ou négatif, différent pour chacun de nous.
  4. Impro Parent-Enfant avec un conflit. Les deux partenaires jouent une première scène et inversent leurs rôles, ce qui les fait passer instantanément d’une situation de dépendance à une situation d’autorité et fait appel à des ressources différentes.
  5. L’Impro Malade-Visiteur permet d’arriver au cœur du sujet et de cerner les difficultés de  la relation avec une personne aux prises avec des difficultés cognitives. L’impro est en deux temps et les rôles sont inversés.

La dernière demi-heure est consacrée aux questions des participants.

Deuxième atelier : La voix, le confort vocal, l’affirmation de soi, la confiance en soi, Impro Malade-Visiteur, la relation de soin.

  1. Chacun récite un début de poème, de chanson ou d’une phrase apprise par cœur. Travail individuel sur l’articulation, la voix, le son et l’énergie transportée par la voix. Toute la panoplie d’exercices proposés demandent une grande concentration. Le groupe est amené à écouter très attentivement et à valider l’exercice le plus efficace pour chaque personne. Le confort vocal est un allié puissant en cas de situation stressante. On fait une part belle au chuchotement.
  2. Impro Employé-Patron avec comme sujet une augmentation de salaire. Il s’agit en utilisant sa voix d’affirmer sa position.
  3. Exercice de confiance en soi. Trouver l’apaisement par l’imaginaire en répondant silencieusement à la question : Si vous n’étiez pas vous, qu’aimeriez-vous être ?
  4. Impro Malade-Visiteur. En reprenant les mêmes situations que la semaine précédente, on essaie de dénouer la relation. Travail sur l’approche physique, sur l’entrée en scène du visiteur, sur la distance de confort, sur la synchronisation. Si on rate son entrée en scène, on ressort, on respire et on recommence autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que le sourire soit de retour et la bienveillance possible.

L’idée est de communiquer avec la personne malade à partir d’un ressenti confortable. Il faut se souvenir de l’importance des neurones miroirs très solides chez le malade. Un aidant stressé stresse son malade que ce soit au domicile ou en institution. Tous les exercices faits précédemment prennent leur sens quand il s’agit d’inventer une relation différente, de modifier ses points d’appui, de prendre en compte ses sensations physiques et émotionnelles. L’idée est d’arriver à une observation bienveillante et précise, qui permet une communication pertinente.

La dernière demi-heure est consacrée aux questions des participants qui, à la fin du stage, échangent volontiers sur leurs expériences.

Les bienfaits des ateliers : Changer son regard, adapter son comportement.

Le changement de regard et de position à l’intérieur de soi provoque un changement dans l’autre personne. C’est ainsi que des relations conflictuelles peuvent se trouver dénouées d’un coup. « Tout est devenu facile » est un commentaire que j’entends souvent de la part des anciens stagiaires ou des lecteurs de mes livres.

Dans ces ateliers on apprend à dédramatiser la maladie d’Alzheimer, on cesse de reprocher au malade sa maladie. La maladie évolue. Il faut sans cesse trouver de nouveaux modes de communication et lutter contre l’idée fausse selon laquelle le patient ne sent rien, ne comprend rien et ne se souvient de rien.

Le but est d’arriver à un apaisement réciproque grâce à une approche fluide, où la bonne humeur a toute sa place.

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