11 réflexions sur « L’importance de la marche arrière »

  1. Monette

    Je ne sais pas dans quelle rubrique faire part de ma question qui se rapproche de beaucoup de sujets traités dans votre blog : les toilettes, la marche arrière, la ligne jaune, etc … J’ai dû m’absenter une journée pour une petite intervention, laissant mon mari malade à aux bons soins de deux amies et de ma fille. Tout à coup, il s’est précipité vers la porte d’entrée sur laquelle la clé avait été oubliée. Mon amie et ma fille l’ont fait rentrer de force avant qu’il ne puisse sortir dans la rue. Je pense qu’il cherchait les toilettes en urgence. Il leur en veut beaucoup : il m’a dit que notre amie lui avait tapé dessus et il n’a pas reconnu notre fille venue nous chercher pour déjeuner.Comment essayer de faire marche arrière ? Merci beaucoup de vos conseils.

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    1. coletteroumanoff Auteur de l’article

      Quand vous confiez un malade alzheimer il faut prévenir les personnes de l’essentiel :ne jamais dire non ne jamais contrarier , et donner des détails sur le déroulement « normal » de la journée
      Elles auraient du l’accompagner dehors même pour faire quelques pas et revenir
      Il s’est senti « battu » même si cela n’a pas été le cas, en réalité il a été forcé physiquement de faire une chose qu’il ne voulait pas.
      s’il n’a pas reconnu sa fille c’est qu’elle est associée provisoirement à un événement douloureux pour lui: sa dignité n’a pas été respectée
      les remèdes: commencer par le rassurer, lui rendre son sentiment de sécurité, veiller à ce qu’ils soit confortable, qu’il soit au centre de l’attention des personnes présentes et pas à la périphérie, qu’il passe de journées agréables en faisant ce qui lui plait, ce qu’il aime.
      Ensuite lui faire des compliments, lui demander des services, vous saurez que c’est réparé quand vous recevrez un témoignage d’affection supplémentaire.
      S’il ne peut plus sortir seul et qu’il risque de se perdre, mettre un code à la porte.
      amitiés
      Colette

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      1. Monette

        Depuis quelques temps, la « fuite » est sa façon à lui de se sortir d’une situation qui le stresse et, dans ce cas, il est hors de lui, il cherche une issue pour sortir de la maison et du jardin et il part droit devant lui sans prendre garde à la circulation. Elles ont agi dans l’urgence.
        Aujourd’hui, notre fille est venue en lui apportant des chouquettes qu’il aime bien et en lui disant « bonjour papa » : il l’a très bien reconnue et remerciée.
        Pour notre amie, j’ai envie de laisser passer un peu de temps et voir si son ressentiment à son égard s’apaise.
        Merci beaucoup pour avoir pris le temps de me répondre et toujours avec de si bons conseils

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        1. coletteroumanoff Auteur de l’article

          Peut être, ou peut être qu’il ne sort pas suffisamment dehors à son gout. la question vaut d’être posée et vérifier dans la pratique.

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          1. Monette

            Oui, probablement, souvenir que nous étions de grands marcheurs … Nous continuons à sortir chaque jour, mais moins loin, moins longtemps car il se fatigue plus vite … Parfois aussi, il ne veut pas sortir. Autre sujet, et non des moindres, j’attendais votre billet sur « le leurre » de la maladie d’Alzheimer et les médicaments « inutiles » ! Comme souvent, vous m’aidez à argumenter face aux bien pensants qui gobent ce qu’on leur dit, parce que çà les arrange bien …

  2. ambre ronceret

    Je lis régulièrement avec attention vos écrits, les commentaires, les petites choses, les déclics…
    Maman est en Ehpad. Lorsque je vais la voir, je pose des jeux « d’enfants » (Oie, cartes à apparier, toupies…)sur une table et elle choisit -souvent elle dit: choisis, toi, ce sera bien- un des jeux. C’est avant le déjeuner. Et elle aime ces moments différents.
    Si je lui dit que je suis sa fille, elle reste dans le flou; « fille » est un mot abstrait. Mais si je lui dis qu’elle m’a mise au monde il y a 60 ans, que je suis née de son corps elle semble comprendre, ses joues rosissent et ses yeux brillent.
    Encore un « petit rien ».
    Courage! Et jolies fêtes.
    16/12/2017

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  3. Ping : La sensibilité excessive: un handicap ou un atout?Bien vivre avec Alzheimer

  4. Christian Capdet

    merci de nous faire partager tant d’expériences. Pour maman je ne sais pas si c’est effectivement Alzheimer qui la perturbe, je préfère penser que c’est la vieillesse. comme vous le dites si bien un sourire ou des rires dédramatisent. je fais attention de laisser à maman ce sentiment d’utilité, lui dis que j’ai besoin d’elle, j’ai l’impression que ça retarde un peu sa perte d’autonomie et si les choses ne sont pas exactement faites comme il le faudrait, quelle importance. Pour les toilettes ,je préfère utiliser plus souvent la machine à laver que l’obliger à porter des couches, je crois qu’elle ne supporterait pas.
    Encore merci pour vos judicieux conseils.

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    1. MARIE JOSEE DERIVIERE

      on ne porte plus de couches mais des culottes jetables super pratiques …..il yen a des jolies roses avec des petites fleurs de cerisiers
      bonne entrée en matieres

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      1. MARIE JOSEE DERIVIERE

        la culotte ou slip etant la continuité de ce que l ; on met d habitude que la couche implique la dependance le retour au bebe à l incontinence
        changez le mot couche par culotte ou slip et ca passera rangez les dans son tiroir à sous vetements good luck

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        1. Ambre Ronceret

          A l’Epad de Maman, ils emploient le mot anglais « pant(s) ». Cela rappelle les panties en dentelles! Et c’est vrai que ces fleurettes roses rendent la couche plus attrayante.

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