7 réflexions sur « LETTRE OUVERTE A L’HOPITAL X »

  1. NICOLAS

    Bonjour,
    Suis dans la même situation aujourd’hui que Patricia.
    Merci Colette pour votre article et merci Patricia pour votre témoignage. Je me pose les mêmes questions que vous. Comment faire pour offrir à nos parents une fin de vie digne et dans la joie. Le protocole médical et les soins sont parfois synonymes de maltraitance et sont en fait tout l’inverse de ce dont les patients ont réellement besoin. quid des stratégies non médicamenteuses. Maman a réussi à stabiliser papa pendant plusieurs années. Récemment hospitalisé pour faire des examens sur trois semaines (une éternité pour les malades Alzheimer et une coupure brutale et peut-étre non réversible avec le monde ), le retour à la maison est impensable aujourd’hui tellement la situation s’est dégradée depuis l’intervention en septembre des gériatres de l’UCC de Dax et un protocole peu transparent… La seule réponse de l’institution : Toujours plus d’anxiolytique. Pour qui ? Pour quoi ?
    Où est-il possible de trouver des réponses ?

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    1. coletteroumanoff Auteur de l’article

      voici la réponse du Docteur Trivalle qui a écrit la préface de mon livre « Alzheimer accompagner ceux qu’on aime (et les autres) »:
      Il est assez difficile de répondre à ces questions.

      Théoriquement l’aidant principal (sa femme) doit pouvoir avoir tous les renseignements nécessaires y compris sur les traitements. De manière formelle, il aurait fallu que quelqu’un soit désigné comme personne de confiance.

      Les UCC proposent des activités et des thérapies non médicamenteuses et essayent le plus souvent de réduire les traitements psychotropes. Lorsqu’il y a des hallucinations (sauf en cas de maladie à Corps de Lewy où seuls certains sont utilisés) il faut en général donner un neuroleptique.

      Il est toujours complexe de faire la part de ce qui est lié à l’évolution de la maladies qui peut parfois s’accélérer par à-coups et ce qui peut être des effets secondaires de traitements ou d’un simple changement de lieu de vie.

      Si le projet est un retour à domicile, la famille peut faire sortir son parent à tout moment, y compris contre avis médical. Si c’est une institution, il faut attendre une place, soit à l’hôpital soit à domicile.

      Le mieux reste quand même de prendre un rendez-vous avec le médecin de l’UCC et de lui exposer toutes ces interrogations.
      j’espère que cela vous aiderav

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      1. coletteroumanoff Auteur de l’article

        Voici la réponse du Docteur Bénédicte Défontaine, neurologue qui a écrit la préface de mon livre « le Bonheur plus fort que l’oubli
        « C’est malheureusement assez fréquent depuis le déremboursement des médicaments quand des généralistes ou des gériatres conseillent l’arrêt du traitement et la descente aux enfers commence pour la plupart des patients. Heureusement que certaines les familles gardent les traitements malgré l’avis de leur généraliste qui est de l’arrêter.
        On peut déclarer ces « aggravations à l’arrêt des traitements » à la pharmacovigilance. De plus en plus de neurologues y déposent ce type de dossier. C’est une façon de faire avancer la question du re-remboursement des médicaments. La personne peut en parler au neurologue de son père.
        Quand au reste : que dire effectivement! Reprendre le traitement. Et communiquer sur son histoire. La prise de conscience n’est pas encore faite ni par les politiques ni par les professionnels. ON ne sait pas comment prendre en charge la maladie d’Alzheimer. Du coup ON dit qu’elle n’existe pas ou qu’il n’y a rien à faire.
        Je sais que les EHPAD en Suède sont super. Avec des vraies fleurs des vrais animaux et un climat agréable. »

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  2. PRUDHOMME

    Tuteur d’une amie de longue date, nous avons subi son hospitalisation l’an dernier, pendant 8 jours… par l’infirmière de service de l’ehpad… que j’avais saluée une demi-heure avant, sans qu’elle m’en dise un mot ! J’aurais pu accompagner cette amie en ambulance au moins.
    Il est vraiment urgent d’alerter les personnels sur les dangers d’une hospitalisation intempestive de tout malade d’alzheimer.

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  3. Georges

    Oui, il faut être présent le plus possible, car le personnel de l’hôpital sait qu’elle ne dira rien, alors il ne sans occupe le moins possible! Je vient de le vivre avec ma femme pour 10 jours a l’hôpital!
    Merci a vous
    Georges Martel

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  4. Mireille Kadi

    Tout à fait d’accord avec vos propos. Mon époux, qui était atteint de la maladie d’Alzheimer, a été hospitalisé 3 semaines pour « un réajustement » de son traitement car je trouvais que le Xanax le rendait agressif et occasionnait des hallucinations. Lorsqu’il est revenu à la maison cela a été catastrophique : non seulement on n’avait pas supprimé le Xanax mais on en avait doublé la dose ! Et en plus on lui donnait des somnifères, lui qui n’en avait jamais eu besoin !…
    Mon mari est décédé depuis le 20/08/2015.

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    1. Patricia Utri

      bonjour je viens de lire votre commentaire et je suis actuellement dans la même situation mon père atteint de cette maladie Est hospitalisé en gériatrie et aucune imformation sur son traitement on refuse de nous le dire il deperit de jour en jour ils se permettent de l endormir sur 2 jours car soit disant il est enxieux et violent , ma maman et moi même on en peut plus j’envisage de le récupérer à mon domicile mais j’ai très peur car celà va être très lourd qui pourrait me conseiller car cette situation ne peux plus durée

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