7 réflexions sur « Les demoiselles de compagnie »

  1. mossard

    bonjour ma mere a la maladie d’Alzheimer et comme nous sommes encore en activité nous n’avons pas eu d’autre possibilité que de la placer en EHPAD cela fait 1 an . Mais voila ca ne se passe pas bien pour elle car elle aurait besoin qu ‘on aille se promener avec elle et discuter pour la stimuler. Le personnel dit ne pas avoir le temps et ma mére passe ses journées à arpenter le plancher quand elle n’a pas nos visites.Ou puis je m’adresser pour trouver des personnes de confiance pour remedier à cette situation
    En vous remerciant

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    1. wolf

      Bonsoir
      Nulle part malheureusement, nous avons la même situation partout en France … Appelez France Alzheimer ; eux seuls connaissent des lieux sympas et adaptés (1/ département) … Bon courage à vous dans vos recherches, car vous avez bien raison de vous en préoccuper !

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    2. coletteroumanoff Auteur de l’article

      Chaque fois que j’ai l’occasion d’intervenir publiquement j’insiste sur la nécessité primordiale de sortir
      dehors les patients alzheimer qui une fois enfermés perdent la marche et se retrouvent sur des chaises roulantes.
      Cette nécessite vitale ne fait pas partie des besoins reconnus par notre société.
      Du moment qu’on les loge, qu’on les nourrit et qu’on les soigne, ils n’auraient à se plaindre de rien.
      Je suis intervenue cette semaine dans un colloque sur la nutrition des patients alzheimer à l’hôpital Cochin.
      Des gens se cassent la tête sur ce problème de nutrition alors que si les patients sortaient une heure par jour
      ils retrouveraient l’appétit. Les soignants passent énormément de temps à les nourrir.
      En attendant que soit créé ce nouveau métier: promeneur de patient alzheimer, vous pouvez recruter un
      étudiant ou une étudiante (ou plusieurs en fonction de leurs disponibilités à payer en chèque emploi service
      mettre une annonce sur étudiant.fr ou à la boulangerie du coin) C’est ce que j’ai fait car je travaillais et mon mari sortait
      2 heures le matin, 2 heures l’après midi. L’avantage c’est la possibilité d’une relation amicale nouvelle.
      C’est à vous de juger si vous pouvez faire confiance à la personne.
      Les lieux dit sympa, s’ils sortent en groupe leurs patient une fois par semaine, c’est le bout du monde.

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  2. Katia

    Dans la DFT (apparentée Alzheimer), la situation se dégrade surtout physiquement (énurésie permanente, fatigue forte, somnolence lourde, incapacité progressive à écrire, à lire, à jouer, à bouger …) et ces symptômes font partie de la maladie.

    L’énurésie massive et permanente répugne aux demoiselles de compagnie (devoir le changer tel un bébé x fois par jour et par nuit, refaire de même le lit, changer les draps, etc), alors elles fuient toujours toutes à toutes jambes au bout de quelques mois.

    J’ai tenté de le faire accompagner ainsi très longtemps, quelques heures par jour, quelques jours par semaine, et en ai « usé » une bonne vingtaine l’une après l’autre, préférant le croire lui qu’elles (selon la « demoiselle » en question et mon degré de confiance). Il me disait : « elles ne sont pas à la hauteur je crois » et je leur trouvais alors, comme lui, 1000 défauts.

    Mon choix = être toujours de son côté, être toujours autant que possible avec lui, près de lui, l’écouter, l’entendre, le stimuler, m’adapter à ces difficultés grandissantes et lui assurer « tout va bien » pour le rassurer (les autres lui font souvent peur et il se voit fréquemment agressé et rejeté, car peu comprennent, même si je tente de leur expliquer sa maladie).

    Je vois combien sont proches et différents la DFT et Alzheimer. Dans la DFT, si la mémoire spatiale est atteinte, celle des personnes l’est très peu. Il est adorable et fait beaucoup d’efforts pour que ses difficultés ne soient pas un fardeau pour autrui, il est lui aussi très attentionné à l’égard des autres et les soutient, leur sourit, leur parle, les complimente…. Il était ainsi avant la maladie, et cela il ne l’a jamais perdu, ni son rire, son courage, sa finesse d’esprit.

    Merci pour ces souvenirs par vous partagés, qui me font si grand bien à lire !

    Bon courage à vous toutes.

    Katia

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  3. Eliane

    Pour Sylvie,

    La réponse est dans l’article, passer une annonce dans un site étudiant ou autre, prendre le temps d’expliquer ce que l’on attend… Moi, c’est une dame de compagnie qui vient s’occuper de mon père tous les jours. L’objectif, c’est qu’il marche et qu’il discute tout simplement… Bref un échange amical et sympathique…Je lui demande rien d’autre. Mon père a ses infirmières, sa dame de ménage…mais la dame de compagnie a le rôle de me remplacer… Bref se comporter comme si c’était son père…

    Merci pour vos articles, Colette… Votre point de vue est très réconfortant, j’espère qu’il fera évoluer les soignants et les politiques.

    Cordialement,

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  4. sylvie

    je m’occupe de ma maman et je travaille aussi. comment faire pour entrer en contact avec « les demoiselles de compagnie » ? j’habite à carros dans le 06. merci

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