10 réflexions sur « ALZHEIMER le B.A. BA »

  1. A n ne Servais

    Début avril nous avons suspendu le traitement pour cause de troubles intestinaux. Je suis très inquiète car depuis quelques jours mon mari n’arrive plus à formuler des phrases correctes! Il est continuellement fatigué et déprimé ce qui n’était pas le cas au mois de mars … Est ce une nouvelle étape ou un passage difficile? Merci . Bonne journée à vous

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  2. Ping : Les bienfaits de la lenteur | Labortho

    1. coletteroumanoff Auteur de l’article

      Quand la maladie est avancée, le raisonnement est contre-productif, par exemple: « Il faut prendre la douche ensuite tu t’habilleras et tu pourras sortir. »
      Le malade entend qu’on veut le forcer, il se sent impuissant à répondre au raisonnement, ce qui entr’ouvre la porte de l’agressivité. Il est facile de lire sa contrariété sur son visage et sur son corps. Il faut se montrer rapide pour sortir d’un tel blocage. Les réactions du patient au comportement de l’aidant sont instantanées, elles peuvent surprendre par leur rapidité. La lenteur ne va pas tout résoudre.
      C’est plus un rythme, presque un rythme respiratoire, dans lequel il faut se mettre pour réintroduire l’harmonie envolée. Un rythme porteur de calme et d’apaisement. Oui, tout est bien. Oui, tout va bien.

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  3. A n ne Servais

    Mon mari a 58 ans. Il a été diagnostiqué il y a 1 an. Avant cela nous avons été balotés pendant 4 ans de burn-out en dépression . On m’a également proposé d’aller voir du côté des thérapies de couple !!!!
    Si vous saviez comme je suis heureuse de découvrir ce blog! Enfin une porte ouverte pour me sentir moins seule!
    Je m’inscris. Merci!!!!

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      1. cleonor Belvoy

        Oui, merci vraiment chère Colette Roumanoff pour ce blog, pour ce partage, pour ces « cadeaux » qui me permettent de comprendre ou plutôt d’accepter ces moments qui me troublent tant alors que Maman est diagnostiquée depuis peu.

        Maman a perdu son compagnon il y a 1 mois. C’était « son repère ». Depuis la situation s’est étiolée, bien sûr.
        Je ne savais pas comment réagir, alors j’ai juste décidé d’écouter mon coeur en me disant : » La seule chose que je souhaite, c’est que Maman soit en sécurité, confortable, mais par-dessus tout je souhaite qu’elle soit HEUREUSE ! ».

        Ne comprenant pas toujours son comportement, je me suis vue au début « l’obliger » à faire des choses « normales » (douche le matin par exemple) et je constatais que je la contrariais, que je la stressais.
        Alors, j’ai observé, j’ai réfléchi,… Et, ne voyant pas d’autre solution que celle d’écouter mon coeur, j’ai accepté d’aller à son rythme, de jouer, de rire de chanter… Et, c’est incroyable, c’est fabuleux, ÇA MARCHE !!!

        Maman a toujours été une personne chaleureuse, positive, aimante, rassurante, généreuse, rigolote aussi ; et tout cela toujours dans la bonne humeur et la joie.

        Alors pourquoi devrions-nous devenir « trop » sérieux, régler leur vie comme nous l’entendons, sur les mêmes modèles ?
        Je pense que si nous voulons aider nos proches sur ce chemin, c’est à nous de nous adapter et à nous de tout faire pour qu’ils vivent, malgré tout, heureux.
        Ce n’est pas de l’abandon, c’est de l’Amour, non ?

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  4. Daniel Gallet

    Oui, accepter ce qui est, ce qui vient, c’est la bonne attitude.
    Accepter veut aussi dire qu’il faut continuer à vivre, être actif même dans le silence ou l’immobilité. Il s’agit de prendre conscience sans à priori.
    C’est parfois difficile car le mental réagit dans un sens qui va à l’encontre des effets recherchés. L’apprentissage de la patience permet d’atténuer ce handicap. Les efforts pour y parvenir sont gratifiants mais si la tension persiste en nous, le malade le ressent et nous sommes à la peine.
    Oui, accepter les échecs cela permet de réfléchir à une meilleure attitude, au recul nécessaire éviter l’incompréhension ou le rejet.

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    1. coletteroumanoff Auteur de l’article

      Oui, bien sur toutes sortes de situations nouvelles nous enseigne la valeur de la patience et de l’activité passive: être là sans forcément réagir immédiatement à ce qui se passe, attendre de trouver puis tester une réponse, voir si elle satisfait les deux parties, si non essayer encore autre chose.

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  5. ja

    Je pensais maîtriser un peu le b a b a. J’avais suivi les ateliers théâtre, relu en boucle ce blog mais dimanche soir quand la police m’a appelé car mon mari s’était perdu en vélo à plus d’une 1/2h en voiture de la maison, je ne maîtrisais plus rien. Sur la route du retour j’ai fait l’erreur d’utiliser les pourquoi ,les où, les comment ,les si,les tu devrais..pour retrouver de la rationalité là où il n’y en avait plus. Le lendemain il avait oublié une grande partie de sa mésaventure. Les enfants , les amis que j’avais appelé en réconfort, eux n’avaient pas oublié et me proposaient les solutions auxquelles j’avais pensé pendant ma longue nuit insomniaque :un gps spécial vélo, une montre avec puce de geolocalisation, un ipad relié à un i phone ou le contraire je ne sais plus. Que répondre? quel par feu mettre en place pour qu’il garde son autonomie et moi mon calme…depuis je ne sais plus j’ai du mal à retrouver l’usage de mon alphabet.

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    1. coletteroumanoff Auteur de l’article

      C’est un passage difficile: il s’est perdu pour de bon en vélo. Il a du déjà se perdre et se retrouver plusieurs fois. Il n’a probablement plus suffisamment de repères pour faire seul du vélo .
      Soit vous allez avec lui, soit vous envoyez quelqu’un d’autre à votre place, soit il ne fait plus de vélo. Vous pouvez mettre en place une autre activité où il est plus facile de l’accompagner pour vous ou pour quelqu’un d’autre, car il ne doit pas être pénalisé par la suppression des sorties.
      Je me suis penchée sur les gps, c’est d’utilisation complexe et ça ne répond pas à la perte de repères qui est générale. S’il s’est trompé de route, il peut aussi griller un feu rouge, prendre une rue en sens interdit etc…
      C’est le moment de faire appel à toutes vos ressources pour réaménager votre vie commune. Quand une pareille chose arrive, on n’a pas envie que ça recommence. La prudence recommande de ne pas laisser à la tragédie une seconde chance. Il y a des mesures concrètes à prendre.

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